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2 Etude d'une centrale électrique à vapeur
Last modified:
05/09/2011 02:51 PM
Le cycle de Hirn (ou de Rankine avec surchauffe) utilise un fluide condensable, qui est refroidi à une pression et une température suffisantes pour qu'il soit entièrement liquéfié avant compression. Dans ces conditions, le travail de compression devient quasiment négligeable devant le travail de détente (alors qu'il en représente environ 60 % dans une turbine à gaz). Le liquide comprimé est vaporisé et surchauffé dans la chaudière par échange thermique avec la source chaude, puis détendu et condensé. L'état diphasique du fluide lors des phases de condensation et de vaporisation est très favorable pour les échanges de chaleur.
Il est bien évidemment possible de modéliser directement ce cycle dans Thermoptim. Nous ne détaillerons pas ici complètement cette manière d'opérer, qui est bien documentée dans le guide de prise en mains relatif à la centrale à vapeur ou bien dans la séance Diapason S26.
Nous en donnerons seulement un bref aperçu, après avoir présenté une manière de faire plus progressive qui peut bien convenir à des élèves débutants si l'enseignant souhaite qu'ils comprennent bien la manière dont les calculs sont effectués. Nous montrerons comment les élèves peuvent calculer le cycle pas à pas en procédant de deux manières différentes : tout d'abord en utilisant le calculateur-inverseur des propriétés des fluides, qui permet de ne pas faire appel à Thermoptim dans un premier temps, et ensuite en créant des points dans le progiciel. Une fois les points du cycle déterminés, ils peuvent être tracés dans les diagrammes thermodynamiques interactifs.
Cette manière de faire, qui diffère de la modélisation directe dans Thermoptim, présente sur le plan pédagogique l'intérêt que la démarche méthodologique de calcul d'un cycle doit être suivie de manière plus détaillée.
2.1 Présentation du cycle
Le mélange liquide-vapeur est enfin condensé jusqu'à l'état liquide dans un condenseur, échangeur entre le cycle et la source froide, par exemple ici l'eau d'un fleuve. Le cycle est ainsi refermé. Le schéma de la machine (figure ci-dessous) se déduit de ces considérations.
2.2 Technologie des composantsUne fois le schéma de principe de la machine ainsi défini, la discussion peut porter sur les technologies des divers composants. Les valeurs numériques qui ont été données dans la section précédente correspondent à un cycle de centrale thermique à flamme classique. Une telle centrale comprend quatre composants : une pompe, une chaudière, une turbine et un condenseur, traversés par le même débit d'eau. Pour les raisons exposées section 1.1.3, la pompe et la turbine peuvent être supposées adiabatiques. Quant à la chaudière et au condenseur, on peut en première approximation faire l'hypothèse qu'ils sont isobares (cf. sections 1.1.1 et 1.1.2). La pompe est généralement du type centrifuge, multiétagée compte tenu du très haut rapport de compression à réaliser. La chaudière remplit trois fonctions successives :
Elle se comporte donc comme un triple échangeur, et peut être représentée du point de vue des échanges thermiques par le schéma de la figure ci-dessous.
Les turbines à vapeur sont pour la plupart des turbines axiales multiétagées, qui peuvent être regroupées en deux grandes classes, selon la manière dont la détente se répartit entre le stator et le rotor :
Chacun de ces deux types de turbine présente des avantages et des inconvénients qui lui sont propres : les turbines à action sont généralement utilisées pour les étages de tête des turbines multiétagées ou pour les unités de petite puissance, tandis que les turbines à réaction se révèlent bien adaptées pour les parties basse pression des turbines. Le condenseur est un échangeur dont la particularité est de travailler en dépression par rapport à l'atmosphère, compte tenu de la faible tension de vapeur de l'eau à la température ambiante. La condensation à 20 °C implique que l'on maintienne dans le condenseur un vide assez poussé (0,023 bar), ce qui suppose un dispositif d'extraction de l'air complexe compte tenu des fuites inévitables, d'autant plus qu'il faut recourir à des turbines basse pression gigantesques compte tenu du très faible volume spécifique de la vapeur d'eau à 20 °C, qui impose de très grands débits-volumes, et donc des sections de passage et des vitesses très élevées. La fiche-guide de TD n°21 traite de ce sujet un peu difficile. Elle sera proposée dans les activités d'approfondissement présentées dans la quatrième partie.
2.3 Calcul du cycle pas à pas avec le calculateur-inverseurPour calculer ce cycle pas à pas, nous commencerons par utiliser le calculateur inverseur, sachant que le principal intérêt qu'il y a à procéder ainsi est d'une part de bien décomposer les différentes étapes et d'autre part de ne pas avoir dans un premier temps à introduire Thermoptim. 2.3.1 ETAT DU POINT 1 L'état du point 1 correspond au paramétrage du calculateur conformément à la figure du calculateur donnée ci-dessous. Le fluide sélectionné est l'eau, parmi les vapeurs condensables. Le calculateur doit être en mode de calcul (p,T,x) la pression étant égale à 0,023 bar, et la température de saturation imposée, Un copier-coller depuis le champ des résultats fournit les valeurs suivantes (p et Pc sont en bar, h et u en kJ/kg, s en kJ/kg/K, v et Vc en m3/kg, M en kg et Tc en K) :
2.3.2 ETAT DU POINT 2 Pour connaître l'état du point 2, le calculateur doit être paramétré en mode de calcul (p,s) la nouvelle pression étant égale à 165 bars, et l'entropie étant celle du point 1. Le calcul conduit à la figure ci-dessous.
La température du point a à peine augmenté, et le travail mis en jeu, égal à la variation d'enthalpie entre les points 1 et 2, vaut D h = 99,297 – 82,837 = 16,46 kJ/kg.
On peut vérifier facilement qu'il est à peu près égal à v DP, égal à 0,001 (16 500 – 2,3) = 16,5 kJ/kg, P étant exprimé en Pa.
Un copier-coller depuis le champ des résultats fournit les valeurs suivantes :
2.3.3 ETAT DES POINTS 3a ET 3b Pour connaître l'état des points 3a et 3b, le calculateur doit être en mode de calcul (p,T,x) la pression restant égale à 165 bars, et la température de saturation étant imposée, x valant successivement 0 puis 1. Des copier-coller depuis le champ des résultats fournissent les valeurs suivantes pour les deux points :
et
2.3.4 ETAT DU POINT 3 Pour connaître l'état du point 3, le calculateur doit être en mode de calcul (p,T,x) la pression restant égale à 165 bars, et la température valant 560 °C. Un copier-coller depuis le champ des résultats fournit les valeurs suivantes :
La chaleur Q à fournir par la chaudière est égale à la variation d'enthalpie entre les points 2 et 3 : Q = 3360,32 kJ/kg.
2.3.5 ETAT DU POINT 4s Pour connaître l'état du points 4s, le calculateur doit être paramétré en mode de calcul (p,s) la nouvelle pression étant celle de condensation, égale à 0,023 bar, et l'entropie étant celle du point 3. Un copier-coller depuis le champ des résultats fournit les valeurs suivantes :
La variation d'enthalpie correspondant à la détente réversible est égale à h4s – h3, soit D h = -1560 kJ/kg. Sa valeur négative provient des conventions utilisées en thermodynamique, le travail étant fourni à l'extérieur du système considéré.
La valeur du travail de détente réel est, par définition du rendement isentropique h, égal à 0,85, soit : t = 0,85 (-1560) kJ/kg = -1326 kJ/kg
L'enthalpie du point 4 est donc égale à celle du point 3 plus t (en valeur algébrique), soit 2133,61 kJ/kg.
2.3.6 ETAT DU POINT 4 Pour connaître l'état du points 4, le calculateur doit être paramétré en mode de calcul (p,h) la pression restant égale à 0,023 bar, et l'enthalpie étant celle du point 4'. Le calcul conduit à la figure ci-dessous.
Le titre en sortie de turbine vaut 0,835.
Un copier-coller depuis le champ des résultats fournit les valeurs suivantes :
2.3.7 BILAN GLOBAL DU CYCLE Les calculs précédents ont permis d'estimer la chaleur Q fournie par la chaudière (3360,32 kJ/kg), et le travail net est égal en valeur absolue à la différence entre celui produit par la turbine (1326 kJ/kg) et celui consommé par la pompe (16,4 kJ/kg), soit 1309,55 kJ/kg.
Le rendement du cycle est égal au rapport de ces deux valeurs. Il vaut donc h = 1309,55/3360,32 = 38,97 %.
2.4 Calcul du cycle pas à pas avec les points de ThermoptimLes écrans des points de Thermoptim permettent de faire les mêmes calculs que ceux que nous venons d'effectuer. Comme nous allons le voir, les résultats sont identiques, mais cela suppose de tout de suite initier les élèves à une partie des fonctionnalités du simulateur.
Tant que l'on ne définit pas les transfos, l'éditeur de schémas ne doit pas être utilisé. Les points peuvent en effet être directement créés depuis l'écran du simulateur, en double-cliquant sur le bandeau de la table des points. Une fois qu'un point existe, le bouton « Dupliquer » permet d'en générer un autre sans avoir à entrer le corps.
2.4.1 ETAT DU POINT 1 L'état du point 1 est donné figure ci-dessous. La pression est entrée, l'option « imposer la température de saturation » sélectionnée, avec un titre égal à 0.
2.4.2 ETAT DU POINT 2 Pour connaître l'état du point 2, le point doit être paramétré en mode de calcul « P et s connus », la nouvelle pression étant égale à 165 bars, et l'entropie étant celle du point 1. Le calcul conduit à la figure ci-dessous.
La température du point a à peine augmenté, et le travail mis en jeu, égal à la variation d'enthalpie entre les points 1 et 2, vaut D h = 99,297 – 82,837 = 16,46 kJ/kg.
On peut vérifier facilement qu'il est à peu près égal à vDP, égal à 0,001 (16 500 – 0,23) = 16,5 kJ/kg, P étant exprimé en Pa.
2.4.3 ETAT DES POINTS 3a ET 3b Pour connaître l'état des points 3a et 3b, le paramétrage doit être « P et T connus », la pression restant égale à 165 bars, et la température de saturation étant imposée, x valant successivement 0 puis 1.
2.4.4 ETAT DU POINT 3 Pour connaître l'état du point 3, le paramétrage doit être « P et T connus », la pression restant égale à 165 bars, et la température valant 560 °C.
La chaleur Q à fournir par la chaudière est égale à la variation d'enthalpie entre les points 2 et 3 : Q = 3360,32 kJ/kg.
2.4.5 ETAT DU POINT 4s Pour connaître l'état du point 4s, le paramétrage doit être « P et s connus », la nouvelle pression étant celle de condensation, égale à 0,023 bar, et l'entropie étant celle du point 3.
La variation d'enthalpie correspondant à la détente réversible est égale à h4s – h3, soit Dh = -1560 kJ/kg. Sa valeur négative provient des conventions utilisées en thermodynamique, le travail étant fourni à l'extérieur du système considéré.
La valeur du travail de détente réel est, par définition du rendement isentropique h, égal à 0,85, soit : t = 0,85 (-1560) kJ/kg = -1326 kJ/kg
L'enthalpie du point 4 est donc égale à celle du point 3 plus t (en valeur algébrique), soit 2133,61 kJ/kg
2.4.6 ETAT DU POINT 4 Pour connaître l'état du point 4, le paramétrage doit être « P et s connus », la pression restant égale à 0,023 bar, et l'enthalpie étant celle du point 4 Le calcul conduit à la figure ci-dessous. Le titre en sortie de turbine vaut 0,835.
2.4.7 BILAN GLOBAL DU CYCLE Les calculs précédents ont permis d'estimer la chaleur Q fournie par la chaudière (3360,32 kJ/kg), et le travail net est égal en valeur absolue à la différence entre celui produit par la turbine (1326 kJ/kg) et celui consommé par la pompe (16,4 kJ/kg), soit 1309,55 kJ/kg.
Le rendement du cycle est égal au rapport de ces deux valeurs. Il vaut donc h = 1309,55/3360,32 = 38,97 %.
2.5 Modélisation directe dans ThermoptimLa modélisation directe du cycle dans Thermoptim est celle qui est présentée de manière détaillée dans le guide de prise en mains relatif à la centrale à vapeur et dans la séance Diapason S26. Nous nous contenterons ici d'en rappeler les grandes lignes.
2.5.1 CREATION DU SCHEMA Dans cette approche, l'élève commence par travailler avec l'éditeur de schémas, plaçant les différents composants sur la palette et saisissant pour chacun d'eux un tout petit nombre d'informations. Il aboutit ainsi à un schéma du type de celui présenté figure ci-dessous, qu'il transfère dans le simulateur : la seule différence avec le schéma-bloc est l'apparition des trois parties de la chaudière, préalablement non distinguées.
2.5.2 PARAMETRAGE DU CYCLE Dans un second temps, l'élève paramètre sur le plan thermodynamique les points dont l'état est parfaitement connu (1, 3a, 3b, 3), et les transfos compression et détente, ce qui permet de calculer les deux autres points.
2.5.3 COMPARAISON DES DEUX APPROCHES PEDAGOGIQUES L'intérêt de la modélisation directe dans Thermoptim est qu'elle se fait dans un premier temps dans l'éditeur de schémas, l'architecture du cycle étant très proche de celle du schéma-bloc.
L'élève commence donc par réfléchir à la structure globale du cycle, sans avoir à se préoccuper de la manière dont les calculs sont effectués dans chaque composant. La modélisation est grandement facilitée, ce qui est un atout sur le plan psychologique, car l'élève est vraiment convaincu que le simulateur lui permet de « faire de la thermo sans peine ». Il est donc encouragé à continuer, ses appréhensions initiales vis à vis de la discipline s'estompant.
Le risque est qu'il ait tendance à utiliser le logiciel de façon « presse-bouton », sans bien comprendre la méthodologie sous-jacente. Le parti pris pédagogique est donc un peu différent de celui qui a été retenu dans les sections 2.3 et 2.4, où l'enseignant considère fondamental que l'élève ait pleinement conscience de l'enchaînement des calculs.
Dans tous les cas, les calculs sont effectués par un logiciel, ce qui correspond bien au même paradigme global, celui de la réduction des difficultés calculatoires, mais le degré d'implication de l'élève n'est pas le même. Les deux approches pédagogiques constituent donc des variantes entre lesquelles l'enseignant choisira, en fonction du contexte auquel il est confronté.
2.6 Représentation dans les diagrammesUne fois les points du cycle déterminés, il est possible de le tracer dans les diagrammes usuels, notamment les diagrammes entropique, des frigoristes et de Mollier.
Dans ce qui précède, nous avions introduit les points 4s et 4, le premier étant un intermédiaire qui n'a pas besoin d'être représenté. Dans ce qui suit, pour simplifier les notations, nous n'afficherons que le point 4.
Si le cycle a été calculé en créant des points dans Thermoptim, comme expliqué dans les sections 2.3 ou 2.5, leur tracé dans les diagrammes peut être directement effectué en utilisant l'interface entre le simulateur et les diagrammes. S'il a été calculé avec le calculateur-inverseur, il faut commencer par créer les points dans le simulateur.
2.6.1 SAISIE DIRECTE DES POINTS DANS L'EDITEUR DE CYCLES Il est possible d'enter directement les points dans l'éditeur de cycles du diagramme, en opérant de la manière suivante.
Une fois le diagramme des vapeurs de l'eau ouvert, l'éditeur de cycles est accessible à partir du menu Cycle ou en tapant Ctrl C (figure ci-dessous).
En utilisant le bouton Insérer, il est alors possible d'entrer les différents points un par un. La seule contrainte est que, le bouton de recalcul n'étant pas disponible dans la version Education Salle de cours de Thermoptim, il faut entrer à la main toutes les valeurs des variables (T, P, x, s et h) pour que le cycle soit correctement construit.
Notons qu'une fois ces points créés dans l'environnement des diagrammes, il est possible de les transférer dans le simulateur en utilisant l'interface qui les relie.
Dans l'écran de l'interface (figure ci-dessous), il faut commencer par mettre à jour la table des points, puis mettre à jour le simulateur à partir du diagramme.
Les points sont alors créés dans le simulateur. Une fois ce transfert effectué, il est toutefois préférable de reprendre les paramétrages des points un par un, notamment pour imposer la température de saturation lorsque nécessaire.
2.6.2 TRACE DANS LE DIAGRAMME ENTROPIQUE Sur le diagramme entropique (figure ci-dessous), pour augmenter la lisibilité, on n'a fait apparaître que les isobares (en bleu), et les isenthalpes (en rouge). Les points 1 et 2 représentant la compression à l'état liquide sont quasiment superposés, et l'échauffement à l'état liquide presque confondu avec la courbe de saturation liquide. La vaporisation se fait selon un segment de droite horizontal.
Les trois étapes de l'échauffement sont bien visibles :
La surchauffe isobare correspond à la pointe maximale du cycle, et la détente irréversible se traduit par une augmentation de l'entropie, le point 4 étant situé dans la zone d'équilibre liquide-vapeur (titre égal à 0,835).
La forme de ce cycle s'écarte assez sensiblement de celle de celui de Carnot, compte tenu de l'allure des isobares. Il est possible de l'améliorer en procédant à des resurchauffes qui conduisent à une détente dite para-isotherme, et à des prélèvements qui permettent d'effectuer une régénération partielle. De telles variantes seront proposées aux élèves dans l'étape de consolidation de leurs connaissances (cf. troisième partie).
2.6.3 TRACE DANS LE DIAGRAMME DES FRIGORISTES Sur le diagramme des frigoristes (h, log P) (figure ci-dessous), pour augmenter la lisibilité, on n'a fait apparaître que les isothermes (en bleu), et les isentropes (en rouge). La compression à l'état liquide est ici représentée par le segment (1 - 2) quasiment vertical très visible.
Si l'on néglige les pertes de charge dans le générateur de vapeur ou la chaudière, l'ensemble de l'échauffement correspond à l'horizontale (2-3), les trois parties représentant l'économiseur, le vaporiseur et le surchauffeur apparaissant très distinctement. La détente irréversible se traduit par une augmentation de l'entropie, le point 4 étant situé dans la zone d'équilibre liquide-vapeur.
Comme on le voit sur cet exemple, la représentation du cycle dans le diagramme (h, log P) est très parlante sur le plan physique : les échanges de chaleur, quasiment isobares, correspondent aux segments horizontaux, et les compressions et les détentes sont proches des isentropes, d'autant moins pentues que l'on s'écarte de la zone liquide.
2.6.4 TRACE DANS LE DIAGRAMME DE MOLLIER Sur le diagramme de Mollier (figure ci-dessous), dont on n'a fait, pour des raisons de lisibilité, apparaître que la partie droite et seulement les isobares (en bleu) et les isothermes (en rouge), les points 1 et 2 (hors figure) représentant la compression à l'état liquide sont quasiment superposés, et l'échauffement à l'état liquide presque confondu avec la courbe de saturation liquide. La vaporisation se fait selon un segment de droite de pente T.
La surchauffe isobare correspond à la pointe maximale du cycle, et la détente irréversible se traduit par une augmentation de l'entropie, le point 4 étant situé dans la zone d'équilibre liquide-vapeur (titre égal à 0,835).
2.7 Création dans Thermoptim des transfos à partir des pointsSi le cycle a été modélisé sans utiliser l'éditeur de schémas de Thermoptim, (cf. sections 2.3 et 2.4), et que les points du cycle ont été créés ou transférés dans le simulateur afin de pouvoir les représenter dans les diagrammes, le projet se présente comme indiqué figure ci-dessous.
Pour finir de représenter le cycle dans Thermoptim, il faut maintenant relier ces points par des transfos, ce qui peut être fait très simplement à partir de l'éditeur de schémas. Il suffit pour cela de sélectionner dans la palette les différents composants, en entrant dans les champs définissant les ports d'entrée et de sortie leurs différents noms et leur corps (de l'eau).
Les points étant tous connus, les transfos doivent être initialement paramétrées en conséquence. En particulier la pompe et la turbine doivent recalculer la valeur du rendement, le point aval étant connu.
Une fois ces valeurs déterminées, le paramétrage peut être changé si l'on désire pouvoir simuler d'autres cas.
Le synoptique de l'installation se déduit des remarques précédentes (figure ci-dessous). Il correspond bien sûr au schéma de la figure 2.8, auquel on a ajouté les sources de chaleur externes pour montrer que la machine interagit avec son environnement. On a aussi fait apparaître le cartouche avec le bilan du cycle, et on retrouve bien les valeurs qui avaient été déterminés par le calcul pas à pas.
Ce cycle peut être directement obtenu en chargeant dans Thermoptim l'exemple intitulé « t1_6.1 cycle à vapeur simple » à partir du catalogue d'exemples.
2.8 Activités pédagogiques connexes avec les élèves2.8.1 Diagrammes thermodynamiquesL'utilisation des seuls diagrammes thermodynamiques permet déjà de faire effectuer aux élèves de nombreuses activités intéressantes relatives aux fluides, préalables à l'étude des composants et des systèmes :
2.8.2 Cycle de centrale à vapeurAutour du cycle de centrale à vapeur, de nombreuses activités intéressant les élèves peuvent prendre place :
Des études de variantes peuvent ensuite être proposées. On pourra en particulier se référer au chapitre 6 de la référence [2], où sont proposés divers exemples, qui seront aussi repris dans les activités de la deuxième étape de formation des élèves :
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